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Histoire de la Cinquecento

Le club français des Cinquecento et Seicento des années 90/2000

Histoire de la Cinquecento

Du prototype X1/79 à la Cinquecento… Produite de 1991 à 1998 à 1 164 525 exemplaires dans l’usine de Tychy en Pologne. ( photos par Ireneusz Kaźmierczak) Source FCA.

A la fin des années 80, Fiat compte de nombreuses citadines et petits véhicules dans sa gamme mais tous ont déjà un certain âge. Les Panda et Uno commencent à dater mais la plus petites des Fiat, la 126 atteint un âge canonique pour une voiture. Produite depuis 1972, bien qu’il soit régulièrement revu (la dernière évolution en date étant la 126 Bis avec son refroidissement liquide et non plus par air), il est prévu pour 1991 de lui offrir une retraite bien méritée… du moins en Europe de l’Ouest. Un autre véhicule doit venir prendre le créneau des micros citadines dans le lequel Fiat est un des rares à continuer de proposer un modèle simple à tous les niveaux afin de proposer un prix de vente au plus bas. Toutefois, il n’est plus question de tout à l’arrière même si la simplicité sans atteindre la rusticité de la Panda est de mise.

La Fiat Cinquecento est d’abord un projet Fiat au début des années 1980, et comme beaucoup de ses prédécesseurs le projet X1/79 devait être une voiture de l’avenir, mais contrairement à d’autres projets de X tels que lese X1/9 et X2/0 (qui est devenue la Lancia Beta Monte Carlo), le dossier de la conception de ce modèle était celui d’une petite voiture de ville, pas chère à produire, pas chère à conduire, pouvant séduire les acheteurs de petites voitures à travers l’Europe.

En parallèle, FSM, qui n’est pas encore une filiale de Fiat, prépare en Pologne depuis le début des années 80 un projet de micro citadine : la Bestkid 106. Elle emprunte à la 126 son bi cylindre et propose dans 3,50m un espace de vie à 4 places. Malgré une étude poussée et des accords pour la produire avec l’aide d’autres firmes, l’autorisation du gouvernement pour lancer la production en série ne viendra jamais. Si en 1989, sur ordre, les 7 premiers et seuls exemplaires produits devaient être détruits, ils resteront cachés et seront récupérés par Fiat lors du rachat de FSM par Fiat. Ils serviront en partis pour inspirer et influencer la future Cinquecento.

Présentée en 1991 comme l’héritière de la Fiat 126 elle reçut l’appellation Fiat Cinquecento, de cinq-cents en italien, pour rappeler son ancêtre, la Fiat 500. La Cinquecento est une petite voiture mais peut recevoir jusqu’à 5 personnes adultes à son bord. Elle fut aussi déclinée en version sportive et un modèle de Rallye a été produit, ce qui a permis de créer une Coupe Fiat Cinquecento et un championnat.

La fabrication de ce modèle, doté d’une seule carrosserie à 3 portes, a été réservée aux usines polonaises de Fiat, FSM.

Elle possède des suspensions à 4 roues indépendantes, des freins à disque à l’avant, à tambours à l’arrière.

Du point de vue de la sécurité, elle bénéficie d’une carrosserie très rigide avec des barres de protection dans les portes en cas de chocs latéraux et toute la coque est en acier galvanisé.

Grâce à son coefficient de pénétration aérodynamique (cx 0.33) et à son poids limité (de 710 à 735 kg à vide suivant le modèle), sa consommation est très faible, moins de 6 litres aux 100 km.

Au cours des 7 années pendant lesquelles elle fut fabriquée, elle ne reçut que quelques retouches mineures mais les motorisations évoluèrent pour se conformer aux normes anti-pollution et suivirent les évolutions technologiques.

Deux moteurs sont retenus pour le lancement. Le premier est le bi cylindre de la 126 Bis qui ne sera toutefois pas proposé sur tous les marchés. Nommée ED pour Economic Drive cette Cinquecento se contente donc d’un 704cc pour 30 ch uniquement associé à une boite manuelle à 4 rapports. Elle récupère la dernière version du bi cylindre avec son refroidissement par eau (depuis 1987) qui rend l’utilisation de ce moteur encore plus facile. Le carburateur double corps n’est pas de trop pour atteindre la vitesse maxi qui n’est que de 130 km/h malgré un poids de 675 kg. Par contre, le cout d’utilisation de ce modèle est particulièrement intéressant.

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Vient ensuite un 4 cylindres en ligne de 903cc déjà vu chez Fiat sur la 127 par exemple mais aussi la Uno ou la Panda. Avec 39 ch et une vitesse de pointe de 140 km/h, il sera le moteur vendu partout en Europe. Alimenté par un carburateur, il est connu et reconnu pour sa sobriété et sa fiabilité. La boite de vitesses est à 5 rapports manuels. Au niveau du style, il doit être moderne mais la Cinquecento, en bonne micro citadine, devra se contenter de 3 portes (unique carrosserie proposée) dans un format de poche de moins de 3,50m. C’est le centre de style Fiat qui étudie le design (Ermanno Cressoni). La nouvelle Fiat est aussi la première a arborer le nouveau logo tout en longueur sur fond bleu. Elle mesure 3,230m sur un empattement de seulement 2,2m. La hauteur est de 1,44m et la largeur de 1,49m.

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L’intérieur est simple et fonctionnel. Il est là aussi le fruit du centre de style interne (Claudio Mottino). Il n’y a pas de boite à gants à proprement parler mais un grand espace de rangement face au passager. Les sièges et les panneaux de portes sont colorés et contrastent avec la planche de bord noire. Les instruments et commandes sont repris parfois à la 126 Bis comme le bloc compteur dont le style est très ancré dans les années 80.

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Au niveau de la technique, la Cinquecento est une traction avec 4 roues indépendantes, des freins à disques à l’avant et des tambours à l’arrière. La production n’aura pas lieue en Italie mais dans l’ancienne usine FSM en Pologne(usine deTychy), ce qui est une première.

La série 1 : 1992 – 1993 : La présentation à la presse à lieue en Décembre 1991 avec une commercialisation prévue pour lke début de l’été suivant en Italie. Le reste de l’Europe attend quelques mois (juillet en France). Le premier modèle disponible dans la gamme Cinquecento est la ED avec son bi cylindre et sa finition simplifiée. Elle se reconnait à ses poignées de portes noires mat, ses pare chocs non peints, ses jantes simplifiées avec un petit enjoliveurs. A l’intérieur, il n’y a pas de console au sol et les ceintures arrières n’ont pas d’enrouleurs. Les sièges sont a rayures avec un tissus qui fait pensé à celui des Panda.

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Ensuite, vient le modèle à 4 cylindres dans 2 niveaux de finition, le premier étant équivalent à celui du bi cylindre avec son équipement quasi famélique. La version S (pour Super) apporte quelques éléments de confort supplémentaires. Les tissus des sièges sont moins colorés et sont souvent dans des tonalités de bleus et les enjoliveurs recouvrent entièrement les jantes.

La série 2 : 1993 – 1994 : La Cinquecento est à peine lancée qu’elle bénéficie déjà de nouveautés pour faire face d’une part aux changements de normes anti pollution mais aussi pour répondre à son succès sur un peu tous les marchés. Ces nouveaux modèles se reconnaissent à leur logo sur le capot de plus petite taille et à leur intérieur gris clair et non plus noir. De même le tableau de bord de la 126 Bis laisse place à un bloc d’instrument plus moderne. La bouchon du réservoir fait place à une trappe. Au niveau des motorisations, la version ED avec son bi cylindre est reconduite mais elle est désormais équipée d’un catalyseur afin de répondre aux nouvelles normes anti pollution. Cette modification s’accompagne d’un nouveau carburateur d’origine japonaise contrôlé électroniquement. De son coté, le 4 cylindres de 903cc passe à l’injection et se catalyse. Dans cette opération, la cylindrée descend à 899cc afin de rentrer dans d’autres catégories fiscales. Résultat, la puissance passe de 39 à 41 ch. Si les performances sont similaires, la consommation en est légèrement réduite.

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La gamme des finitions s’élargie pour répondre à la demande. La version de base est abandonnée sauf sur la version ED alors qu’une finition Clim est ajoutée. Elle offre en série la climatisation avec l’équipement de la S.

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En Octobre 1994, une nouvelle version de la Cinquecento apparait. La Sporting est une vision sportive de la puce de Fiat. Elle adopte un 4 cylindres Fire 1,1l de 54 ch provenant de la banque d’organes Fiat (Punto 55 par exemple) avec une injection légèrement revue et une boite courte. Deux teintes uniquement sont disponibles au lancement (jaune et rouge) mais dès la fin de l’année, le gris et le noir sont ajoutés. Les trains roulants ont été revus avec des suspensions plus basses (-2 cm) et plus fermes. Le dessin des jantes alliages provient de la Uno et sont de série. Les rétroviseurs sont peint dans le ton de la carrosserie, tout comme les pare chocs qui intègrent un jonc noir et une entrée d’air à l’avant alors qu’ils ont aussi été légèrement redessinés. L’échappement à un embout ovale. Au niveau des performances, le 0 à 100 est avalé en 13,8s avec une vitesse maxi de 158 km/h. Si ces chiffres ne sont pas extraordinaires, le poids réduits de la Cinquecento Sporting, combiné à ce moteur et à des trains roulants optimisés en font un kart en vente libre qui va très vite trouver son public. Pour l’intérieur, une sellerie spécifique avec des sièges sport, des ceintures de sécurité rouges, un volant et un pommeau en cuir et un compteur gradué jusque 180 km/h sont offerts en série.

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Une ligne d’accessoires Abarth est développée autour de la Cinquecento : jantes Speedline 5 branches, volant Momo, kit carrosserie…

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La série 3 : 1995 – 1998 : Quelques détails changent pour 1995 sur la Cinquecento. Les clignotants ne sont plus orange mais blanc à l’avant et rosés à l’arrière sauf sur les versions de base et S. L’arête courant entre les feux arrière sur la carrosserie est supprimée sur tous les modèles.

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De son coté la Sporting est reconduite avec un bleu ajouté à la gamme de teinte de carrosserie disponible. En 1995, une nouvelle version est lancée afin de rajouter un modèle haut de gamme. Elle se nomme SX et se reconnait à ses pare chocs et poignées de portes ton carrosserie, à ses vitres électriques, à la centralisation des portes. Les enjoliveurs sont nouveaux et une console centrale au sol apparait identique à celle de la Sporting. Elle permet aussi d’avoir une peinture métallisée dans 2 teintes inédites.

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La version bi cylindre est abandonnée dans le courant de l’année 1995 en Italie mais dans les pays de l’Est, sa carrière se poursuivra jusqu’à l’arrêt de la production des Cinquecento. A Partir de 1997, l’airbag conducteur devient disponible en option sur tous les modèles sauf la SX qui le reçoit en série.

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A la fin de l’année 1998, après 1 164 525 exemplaires, la Cinquecento est remplacée par une évolution de sa base technique : la Seicento (600 en français). Les caractéristiques techniques : 0,7l : 1991 – 1993 : 704cc de 30ch, couple de 47 Nm à 5500 t/m, 0 à 100 en 30s, vitesse maxi de 130 km/h 0,9l : 1991 – 1992 : 903 cc de 39 ch, couple de 65 Nm à 5500 t/m, 0 à 100 en 18s, vitesse maxi de 140 km/h 0,9l i : 1993 – 1998 : 899 cc de 41 ch, couple de 65 Nm à 500 t/m, 0 à 100 en 18s, vitesse maxi de 140 km/h 1,1l i : 1994 – 1998 : 1108cc de 54 ch, couple de 80 Nm à 5500 t/m, 0 à 100 en 13,8s, vitesse maxi de 158 km/h Les séries spéciales : 1996 : Cinquecento Tour de France Fiat Auto France lance en 1996 des séries spéciales Tour de France, étant le fournisseur officiel de la grande boucle. Elles sont peu nombreuses car vendues quelques semaines seulement et ont une présentation très légèrement différente.

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1996 : Cinquecento Suite Une version encore plus haut de gamme que la SX est mise sur le marché (pour quelques pays seulement). La suite propose en plus de l’équipement de la SX la climatisation de série et des peintures métallisées inédites.

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1997 : Cinquecento Soleil A partir d’Avril 1997 et jusque décembre 1998, une version Soleil est vendue. Elle est basée sur l’équipement de la SX et est reconnaissable à son toit ouvrant électrique en toile, ses tissus de sièges différents et ses 5 teintes de carrosserie spécifiques (une seule teinte non métallisée). Elle était disponible dès 1996 en Italie.

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1997 : Cinquecento Shopping FM Sur les bases des versions S et SX, Fiat propose un équipement légèrement enrichi pour un prix inférieur. 1997 : Cinquecento Young Apparu comme une série spéciale au début, elle finira par devenir le modèle d’entrée de gamme de la Cinquecento. La Young est une version S qui a une sellerie spécifique et est vendue moins chère que cette dernière mais n’offre pas beaucoup de possibilité d’être agrémentée par des options.

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1997 : Cinquecento Hobby A partir d’Avril et durant 1 an, pour quelques pays (mais pas la France) est lancée une version Hobby. Elle repend le 1,1l Fire de la Sporting (mais sans la préparation sportive du châssis) avec la finition de la SX.

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La Cinquecento est arrivé 2e à l’élection de la meilleure sportive de l’année selon le magazine Échappement en 1995.

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